Autor Tema: Entrevista a Marcel Albert  (Leído 1662 veces)

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Torero

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Entrevista a Marcel Albert
« en: Diciembre 02, 2008, 09:58:29 am »


Esta la habia posteado antes pero ahora la encontre en frances


MARCEL ALBERT le N°6 du Normandie Niemen   

 J’ai l’immense chance de connaître M. Pierre PERRUQUET qui est non seulement un homme admirable mais aussi un ancien mécanicien du groupe de chasse 1/3 en 1940. C’est durant cette période qu’il s’est lié d’amitié avec M. Marcel ALBERT et cette amitié perdure aujourd’hui malgré le temps et la distance qui les séparent.


C’est donc grâce à M. PERRUQUET que j’ai eu la possibilité d’entrer en contact à plusieurs reprises avec M. Marcel ALBERT qui vit depuis de nombreuses années aux Etats-Unis.



A l’occasion de son 89e anniversaire, la tentation était trop forte de réaliser pour le compte de France-Simulation une interview de ce grand as, trop discret, qu’est M. Marcel ALBERT. Cette interview téléphonique a été réalisée le 16 novembre 2006.



Georges GUILLAUME, pseudo “Albertmarcel “







GG : M. ALBERT, pouvez vous nous résumer votre carrière et votre palmarès ?



M.A : « J’ai participé à 37 missions de combat durant la campagne de France, 15 missions en Afrique du Nord (y compris au-dessus de Mers el-Kébir), 47 missions en Grande-Bretagne dont 15 sweep au-dessus de la France occupée et 199 missions en Russie.J’ai descendu 24 appareils. »



GG : Avez vous vous-même été abattu ou touché ?



M.A : « Non, je n’ai jamais été abattu.

Par contre, mon avion a été touché une fois, en octobre 1944, par deux balles. J’avais mitraillé un Junker 87 qui du coup était en feu, je me suis rapproché pour l’observer et j’ai vu le type à l’arrière tourner sa pétoire et me tirer dessus. Du coup, je lui ai envoyé une autre rafale. C’est de retour de mission qu’on m'a dit que j’avais été touché. »



GG : Quels souvenirs gardez-vous du GC 1/3 ?



M.A : « Le départ du groupe, le 14 octobre 1940. »



GG : Et de la campagne de France ?



M.A : «Il y avait vraiment beaucoup d’avions allemands en l’air.

Le 14 mai j’ai abattu un DO 17, j’en ai tiré quelques-uns uns durant la campagne. »



GG : Quelle mission de la campagne de France vous a le plus marqué ?



M.A : « Le bombardement de Paris par les Allemands en 1940.

On est intervenu à partir de Meaux et on a perdu deux pilotes, j’ai tiré quelques avions allemands mais sans résultat. »



GG : Que pensez vous du D 520 ?



M.A : « Un avion pas mal, un moteur de 860 ch mais pas assez puissant, il aurait fallu un 1.200 ch. C’était un bon avion, solide et rapide malgré son petit moteur. Il était meilleur que les Spitfire I et II qui étaient des patates. »



GG : Votre décision de partir pour Gibraltar a t-elle été longue à prendre ?



M.A : « Non, plutôt rapide.

Durand et Lefèbvre sont venus me voir et m’ont dit de partir avec eux. Je ne devais pas voler ce jour là, alors j’ai demandé à Pierre Salva l’autorisation de voler : il a été d’accord et m’a dit de simuler un combat aérien avec un gars. Je suis donc parti le 14 octobre 1941 pour Gibraltar sans problème … »



GG : Que saviez vous des FAFL ?



M.A : « Rien. Un peu sur De Gaulle mais on n’en parlait pas. »



GG : Quelles conséquences ont eu pour vous et vos proches votre départ ?



M.A : « J’ai été condamné à mort, d’ailleurs j’ai encore le papier de ma condamnation ici.

Les gendarmes sont venus à Orly clouer sur la porte de ma mère la feuille de ma condamnation ainsi que sur la porte de la mairie. Ils lui ont dit qu’ils ne pouvaient pas ne pas la clouer, mais qu’elle pouvait toujours l’arracher. Ma mère a arraché les deux feuilles. Ma mère et ma sœur ont eu de la chance de ne pas être inquiétées car elles auraient pu être déportées. »



GG : «Quels types de missions avez vous menés en Grande-Bretagne ?



M.A : « Des missions sur Spitfire II, couverture maritime, sweep, décollage sur alerte. Finalement le Spitfire n’était pas mal, mais rien de sensationnel, mieux valait ne pas rencontrer d’Allemands quand même … L’armement dans les ailes n’était pas terrible, ni en disposition ni en puissance, contre les bombardiers. »



GG : Que pouvez vous dire des pilotes allemands de 1940-41 et de leurs avions ?



M.A : « Les pilotes n’étaient pas mauvais.

Les 109 étaient plus rapides, ils avaient un meilleur armement. Les bombardiers He 111 étaient difficiles à descendre. »



GG :  Pourquoi partir en Russie ?



M.A : « Quand on a rencontré De Gaulle, on était en chaussettes, sans le sou, il a donné 30 Livres à chaque pilote sur ses comptes personnels. Du coup, on lui a demandé si on pouvait partir en Russie, car il semblait que les Russes menaient un combat du tonnerre alors qu’en Angleterre on ne menait que de petits combats avec peu d’avions.  La Russie c’était loin, y a même un gars qui a dit que le temps qu’on y arrive la guerre serait finie ! »



GG : Pourquoi choisir le Yak 1 ?



M.A : « Si on avait voulu des Hurricane on les aurait eus, mais on était en Russie, alors c’était normal de vouloir un avion russe. C’était l’avion du moment, les autres avions russes étaient dépassés. Le Yak 1 était un bon avion. »



GG : Existait-il des différences entre les combats aériens au-dessus de la France, du Royaume-Uni ou de la Russie ?



M.A : « Pas vraiment, simplement il y avait plus de combats en Russie.

Souvent les Allemands évitaient le combat. Les Russes étaient très accrocheurs et on pouvait compter sur eux. Ils tenaient parole : quand ils vous promettaient deux types vous les aviez. »



GG : Quelle mission avec le Normandie Niémen vous a le plus marqué ?



M.A : « Lors de ma première mission, je me suis retrouvé à 150 km derrière les lignes ennemies et mon moteur s’est arrêté. L’hélice tournait toujours mais le moteur n’avançait plus. J’étais à 3.500 mètres en légère descente. Je me suis dit que me poser près d’un village était une mauvaise idée car ils étaient pleins d’Allemands et je serais immédiatement fusillé. Sauter en parachute c’était perdre ses bottes et en chaussettes dans la neige c’est pas terrible. J’ai eu l’idée de la petite pompe manuelle d’essence, j’ai pris le levier et au bout d’au moins 20 coups le moteur est reparti. »



GG : Que pensez vous des appareils russes que vous avez pilotés ?



M.A : « Le meilleur avion est le petit Yak 3 : il était supérieur à tous les autres appareils, même les appareils anglais et les américains. De plus il avait un armement puissant avec son canon de 20 mm et ses deux mitrailleuses à 1.500 coups minutes en 12.7. On a eu aussi un temps celui avec le canon de 37 qui était impressionnant : il était tellement long qu’on pilotait assis sur le canon. Il était trop lourd et quand on tirait on sentait le souffle du coup de départ et l’odeur de frite … »



GG : Que pensez vous des pilotes russes que vous avez rencontrés ou escortés ?



M.A : « C’était des pilotes du tonnerre. Ils se battaient pour leur pays et ne faisaient pas d’histoires.

J’en ai un très bon souvenir .»



GG : Que pensez-vous des appareils allemands que vous avez rencontrés et abattus ?



M.A : « Lors de l’un de mes premiers combats, 4 FW 190 attaquaient une piste. Je me suis glissé sous eux et j’ai tiré le premier, puis le second, le troisième et le quatrième. Deux sont partis en vrille et il me semble que le troisième aussi. Les Russes ont confirmé que les quatre étaient tombés avec les pilotes dans les appareils.

A la fin de la guerre j’ai fait un tour en 109 et Fw 190 : le 109 était pas terrible et le Fw 190 était pas mal, sans plus. »



GG : Les appareils allemands étaient-ils supérieurs aux appareils russes ?



M.A : « Les bombardiers allemands étaient supérieurs aux russes sauf pour le Pe 2 car il était rapide. Les Russes allaient prendre des photos avec à 600 km/h…En 1944-45, les Allemands refusaient souvent le combat s’ils savaient que les Français du Normandie Niémen étaient en l’air ou s’ils savaient qu’il y avait le 6. »



GG : Ils savaient que le numéro 6 c’était vous ?



M.A : « Oui, on entendait leurs messages à la radio. »



GG : Quels sont les pilotes du Normandie Niémen qui vous ont le plus marqué ?



M.A : « Aucun en particulier.

Chacun faisait son boulot, mais un boulot pas très drôle. On n’avait pas peur. »



GG : Vous n’avez jamais eu peur ?



M.A : « Non, je n’ai jamais eu peur car je n’ai jamais été en danger. »



GG : Des pilotes comme Hartmann ont décrit leur méthode pour abattre un appareil. Existait-il une méthode Albert ?



M.A : « Non, je n’ai pas eu de méthode, je comptais sur la chance et j’en ai eu pas mal. L’important dans un combat aérien c’est de voir de loin et j’avais une très bonne vue, je les voyais toujours arriver. »



GG : Comment s’est arrêté le Normandie Niémen pour vous ?



M.A : « En décembre 1944 je suis rentré en permission en France par Le Caire et Alger. C’est De Gaulle qui nous avait prêté son appareil pour rentrer en France. A Alger, on est resté plus longtemps que prévu et l’avion est parti sans nous. Il n’est jamais arrivé … pourtant le pilote était confirmé.

Je suis retourné en Russie avant la fin des combats. La dernière mission était prévue pour Dantzig où des Allemands combattaient toujours. Sauvage m’avait prêté son avion, le 5, les moteurs tournaient quand les Russes nous ont dit que les Allemands venaient de se rendre : du coup cette mission n’a pas eu lieu. La guerre terminée, les Russes étaient perdus, pauvres gars… »



GG : Quels souvenirs gardez-vous de votre arrivée au Bourget ?



M.A : « Au Bourget j’étais malade, j’avais de la fièvre. Il y a eu les cérémonies puis on m’a conduit à l’hôpital Chaptal où je suis resté 45 jours. »



GG : Qu’est devenu votre Yak 3 ?



M.A : « Il a été essayé par plusieurs pilotes puis il a été ferraillé. »



GG : Quelle leçon tirez-vous de ces années de guerre ?



M.A : « Pas de leçon en particulier, si ce n’est que j’en suis sorti vivant. »



GG : Quelles ont été vos activités après 1945 ?



M.A : « Je me suis retrouvé au centre d’essai d’Orange.

Là, une fois, je me suis posé avec un avion qui avait pris feu avec 10 passagers.

J’ai aussi décollé avec un D 520 pour faire de l’acrobatie pour des gosses : au décollage l’avion a pris feu, j’ai touché des arbres et l’avion a explosé. Je m’en suis sorti vivant sans savoir pourquoi ni comment … J’ai marché et c’est un gamin qui m’a récupéré. On m’a cherché durant 6 heures. C’est le gamin qui est allé les prévenir. Ils avaient même commencé à creuser autour de l’épave …

J’ai été attaché de l’air à Prague, c’est là-bas que j’ai rencontré ma femme, puis on est rentré aux Etats-Unis où j’ai fait du petit et du grand business »



GG : Est ce votre volonté d’avoir été aussi discret ?



M.A : « On ne m’a jamais rien demandé et j’ai eu trop de travail pour écrire quoi que ce soit. »



GG : Qu’est ce que le Normandie Niémen aujourd’hui pour vous ?



M.A : « Aucune relation.

J’ai eu quelques lettres de pilotes. Les seuls contacts que j’ai eu régulièrement ont été avec Risso ou De La Poype. De La Poype m’a invité récemment à venir en France. »



GG : Savez vous qu’il existe de nombreuses personnes qui pilotent sur ordinateur grâce à des simulateurs de vol et qui se passionnent pour le Normandie Niémen ? Avez vous un message à leur faire passer ?



M.A : « Non, je ne sais pas … C’est très bien mais je n’ai pas de conseil à leur donner.

Au moins ils ne risquent rien avec les balles … »

http://www.simulation-france-magazine.com/sections.php?op=viewarticle&artid=51



Torero

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Re: Entrevista a Marcel Albert
« Respuesta #1 en: Diciembre 02, 2008, 09:59:03 am »
O en ruso

Интервью с Марселем Альбером
Французский вебжурнал Simulation France Magazine сумел получить интервью у американского олигарха Марселя Альбера. Он же бывший пилот эскадрильи "Нормандия-Неман". Герой Советского Союза.
Сразу после войны переехал в США и с тех пор от него практически не было известий.



************
Благодаря Пьеру Перруке, бывшему авиамеханику эскадрильи 1/3*, мы получили возможность взять интервью у его друга Марселя Альбера, долгое время проживающему в США. Телефонный разговор состоялся 16 ноября 2006 г. накануне 89 летия этого великого аса...
*эскадрилья 1/3 - с 1942 г. эскадрилья 1/3 "Корсика", сформирована в 1939 г. (несколько чехословацких пилотов.) в 1940 г. 15 пилотов были убиты, 5 попали в плен, остальные на самолетах бежали в Африку.

Жорж Гийом: Мосье Альбер могли бы Вы коротко обрисовать вашу карьеру и Ваши успехи?

Mарсель Aльбер: Я участвовал в 37 боевых вылетах во время войны во Франции, в 15 в Северной Африке (в том числе Мерс-эль-Кебир), 47 боев во время службы в Великобритании, из них 15 над оккупированой территорией Франции, и 199 боевых вылетов в России. Я сбил 24 самолета противника.

ЖГ: Вы сами бывали сбиты или подбиты?

M.A: Нет, меня никогда не сбивали. Однажды мой самолет был пробит. Я получил две пробоины. Это было в октябре 1944 г. Я обстрелял Юнкерс 87, который загорелся. Я приблизился и увидел заднего стрелка, который повернул в мою сторону свой пугач и выстрелил. Я ответил очередью. Только по возвращению на аэродром я увидел, что он меня задел.

ЖГ : Какие воспоминания Вы храните об эскадрильи 1/3?

M.A: Убытие эскадрильи 14 октября 1940 г.

ЖГ: И война во Франции?

M.A: Было действительно очень много немецких самолетов в воздухе. 14 мая я сбил DO 17, и подбил еще нескольких во время кампании.

ЖГ: Какие бои над Францией Вы запомнили?

M.A: Бомбардировки Парижа немцами в 1940. Мы действовали с аэродрома в Мо и потеряли двух пилотов. Я обстрелял несколько немецких самолетов, но безрезультатно.

ЖГ: Что Вы можете сказать про D 520 ?

M.A: неплохой самолет. Мотор в 860 лошадей не достаточно сильный, нужно было бы 1200. Но это был хороший самолет, крепкий и быстрый несмотря на слабый мотор. Он был лучше "беспонтовых" Спитфайеров и I-го и II-го.

ЖГ: Вы долго думали, прежде чем принять решение бежать в Гибралтар?

M.A: Нет, скорее совсем не долго думал... ко мне пришли Дюран и Лефевр и предложили бежать вместе с ними. В этот день у меня не было полетов и мне пришлось обратиться за разрешением на вылет к Пьру Сальва, который разрешил вылет для ведения учебного боя. Я взлетел и улетел в Гибралтар без проблем.

ЖГ: Что Вы знали про FAFL (Воздушные Силы Свободной Франции)?

M.A : Ничего. Немного про де Голля и все.

ЖГ: Какие последствия для Вашей семьи и Ваших близких имел Ваш побег?

M.A : Меня приговорили к смертной казни. Я до сих пор храню приговор. Жандармы явились в Орли что бы повесить приговор на двери дома моей матери и на двери мэрии. Они сказали, что не могут не повесить приговор, но что они ничего не станут делать, если его сорвут. Моя мать сорвала оба листа с приговором. Ей и моей сестре повезло, что это осталось без последствий, они рисковали быть депортированы.

ЖГ: Какого рода боевые задания Вы выполняли в Великобритании?

M.A: Вылеты на Спитфайерах II, прикрытие морских транспортов, разведка, вылеты по тревоге. По сути, Спитфайер не плох, но ничего особенного, и лучше было на нем не встречать немцев - вооружение в крыльях было так себе, ни расположения, ни мощи против бомбардировщиков

ЖГ: Что Вы можете сказать о немецких пилотах 1940-41 гг. и их самолетах?

M.A: Пилоты были не плохи. 109-е были самыми быстрыми с отличным вооружением. Бомбордировщик He 111 было трудно сбить

ЖГ: Почему Вы отправились в Россию?

M.A: Когда мы встречались с Де Голлем, мы были в одних носках, без копейки в камане. Он выдал 30 фунтов каждому пилоту на личные надобности. Мы его спросили - можно ли нас отправить в Россию, поскольку русские вели настоящую борьбу, тогда как в Англии мы имели редкие бои с малым числом самолетов. Россия это было где то очень далеко. Один пилот даже сказал, что пока мы доедем война кончится...

ЖГ: Почему был выбран Як-1?

M.A: Если бы мы захотели Hurricane, мы бы их получили. Но мы были в России и желание летать на русских самолетах было естественно. Это был лучший самолет на тот момент, превосходящий остальные. Як-1 это хороший самолет.

ЖГ: Существовала ли разница ведения воздушных боев в небе Франции, Англии или России?

M.A: не особенно, просто в России было намного больше боев. Часто немцы уклонялись от боя. Русские были очень цепкими и на них можно было положиться. Они держали слово, если они обещали что то, то обязательно выполняли.

ЖГ: Какие миссии Нормандии-Неман Вам больше запомнились?

M.A: Во время моего первого боевого вылета я оказался на 150 км в глубь линии фронта на территории противника и мой самолет заглох. Винты вращались, но мотор не работал. Я пролетел 3500 метров в легком пике. Я подумал, что приземлиться возле какого нибудь поселка не лучшая идея, поскольку там будет полно немцев, и меня сразу расстреляют. Прыгнуть с парашютом, означало "потерять сапоги и оказаться в одних носках по снегу". Я решил попробовать ручной подсос горючего в мотор, и через 20 качков он завелся.

ЖГ: Что Вы думаете о русских самолетах, на которых Вы летали?

M.A: Лучший самолет, это Як-3. Он был лучше всех других самолетов, в том числе английских и американских. Плюс у него было мощное вооружение, пушка 20 мм и два пулемета, калибра 12,7, делавших 1500 выстрелов в минуту. Одно время были даже самолеты с пушкой 37 мм, это было потрясающе. Он был такой длинный, что мы летали как на пушке. Он был тяжелый и в каждый выстрел чувствовался выход снаряда из ствола и запах пороха.

ЖГ: Что Вы думаете о советских пилотах, которых Вы встречали или сопровождали в вылетах

M.A: Это были великолепные пилоты. Они сражались за свою Родину и не думали ни о чем другом. У меня самые теплые воспоминания о них.

ЖГ: Что Вы думаете о немецких самолетах, которые Вы встречали и сбивали?

M.A: Во время одного из моих первых боев, 4 FW 190 атаковали дорогу. Я направился на них и выстрелил в первый, затем во второй, в третий и четвертый. Два ушли в штопор, и мне показалось, что и третий. Позднее русские подтвердили, что все четыре самолета упали с пилотами в кабинах. В конце войны я взлетал на Фоккерах 109 и 190. 109-й сойдет, и 190 был не плох, но не более того.

ЖГ:Были ли немецкие самолеты лучше русских ?

M.A: Немецкие бомбардировщики были лучше русских, кроме Пе-2, который был быстрее. Русские получали фотографии на скорости в 600 км/ч. В 1944-45 г. немцы часто отказывались от боя, если знали, что в воздухе французы из Нормандии-Неман. Или что в воздухе Шестой.

ЖГ: Они знали, что шестой номер это Вы?

M.A: Да, мы слышали их разговоры по радио.

ЖГ: Кого из пилотов Нормандии-Неман Вы могли бы отметить?

M.A: Никого. Каждый делал свое дело, и не очень то забавное дело. У нас не было страха.

ЖГ: Вам никогда не было страшно?

M.A: Нет, мне не было страшно, потому что я никогда не испытывал настоящей опасности.

ЖГ: Такие летчики как Хартман описывают свой метод сбивать самолеты. Существует ли метод Альбера?

M.A: Нет, у меня не было специального метода. Я полагался на удачу, и мне везло. В воздушном бою важно видеть далеко, а у меня было хорошее зрение и я всегда видел, когда появлялся противник.

ЖГ: Как закончилась служба в Нормандии-Неман для Вас?

M.A: В декабре 1944 я прибыл в отпуск во Францию через Каир и Алжир. Это Де Голль прислал за нами свой самолет, что бы мы могли побывать во Франции. В Алжире мы задержались свыше предусмотренного времени и опаздали на самолет, он улетел без нас и пропал без вести, хотя на нем был опытный пилот. Я вернулся в Россию в конце войны. Последний вылет должен был быть на Данциг, где немцы все еще сопротивлялись. Соваж мне дал свой самолет, "пятерку". Моторы уже завели, когда русские нам сообщили, что немцы капитулировали, и этот вылет не состоялся. Война закончилась. Столько русских погибло. Бедные ребята.

ЖГ: Вы помните ваше возвращение в Ле Бурже?

M.A: В Ле Бурже я прибыл в больном состоянии. У меня была высокая температура. Была официальная церемония, а затем меня отправили в больницу, где я пролежал 45 дней.

ЖГ: Что стало с Яком-3, на котором Вы вернулись?

M.A: На нем еще летали многие летчики, пока он не пошел в металлолом.

ЖГ: Какой урок Вы извлекли из этих лет войны?

M.A: Никакого особенного урока, кроме того, что мне повезло остаться живым.

ЖГ: Чем Вы занимались после 1945 г.?

M.A: Я служил в испытательном центре в Оранже.Там однажды мне пришлось сажать загоревшийся самолет с десятью пассажирами на борту. Как то я занимался воздушной акробатикой на D 520 для детей. При взлете самолет загорелся. Самолет зацепился за деревья и взорвался. Меня выбросило и я уцелел, не знаю как и почему. Я шел пешком и один мальчишка меня заметил, меня разыскивали в течении 6 часов. Этот мальчишка сообщил где я, в это время уже начали раскапывать место взрыва в поисках моего трупа. Потом я был военно-воздушным атташе в Праге и там я встретил мою будущую жену, с которой мы позднее уехали в США, где я занимался небольшим и большим бизнесом.

ЖГ: с чем связано Ваше желание оставаться столь незаметным?

M.A: Никто ничего у меня не спрашивал, а у меня было очень много работы, что бы писать воспоминания.

ЖГ: Что значит Нормандия-Неман для Вас сегодня?

M.A: У меня с ними никакой связи. Я получал несколько писем от летчиков. Единственный более менее постоянный контакт у меня был с Риссо и Де Ля Пуапом.. Де Ля Пуап недавно приглашал меня во Францию.

ЖГ: Знаете ли Вы, что существует множество людей, которые любят "летать" на компьютерных симуляторах и которые увлекаются Нормандией-Неман? Что бы Вы могли им сказать?

M.A: Не знаю. Это хорошо, но я не знаю, что им посоветовать. Cлава Богу, оне не рискуют получить пулю.

http://severr.livejournal.com/219964.html

Torero

  • Visitante
Re: Entrevista a Marcel Albert
« Respuesta #2 en: Diciembre 02, 2008, 10:09:02 am »
O en español con el traductor automatico

La entrevista con Marsella Альбером
Francés вебжурнал Simulation France Magazine ha sabido recibir la entrevista del oligarca americano de Marsella Альбера. Él el antiguo piloto de la escuadrilla "Normandia-Niéemen". Héroe n.
Justamente después de la guerra ha trasladado en los EEUU y desde entonces de él no había prácticamente noticias.



************
Agradeciendo Пьеру Перруке, un antiguo mecánico aeronáutico de la escuadrilla 1/3 *, hemos recibido la posibilidad de tomar la entrevista a su amigo para Marsella Альбера, el tiempo largo que vive en los EEUU. La conferencia telefónica tenía lugar el 16 de noviembre 2006 en vísperas 89 летия de este gran as...
*эскадрилья 1/3 - de 1942 la escuadrilla 1/3 "Corsega", es formada en 1939 (algunos pilotos checoeslovacos.) en 1940 de 15 pilotos eran matados, 5 han caído prisionero, otro en los aviones corrían a África.

George Gijom: ¿Мосье Альбер podríais corto delinear su carrera y sus éxitos?

Mарсель Aльбер: participaba en 37 misiones de combate durante la guerra en Francia, en 15 en África del Norte (incluso la Mers-ale-kebir), 47 combates durante el servicio en la Gran Bretaña, de ellos 15 sobre оккупированой por el territorio de Francia, y 199 misiones de combate en Rusia. He derribado 24 aviones del adversario.

ЖГ: ¿erais son derribados o pegados?

M.A: No, me derribaban nunca. Una vez mi avión era abierto. He recibido dos agujeros. Esto era en octubre de 1944 Mí ha hecho fuego Юнкерс 87, que se ha encendido. Me he acercado y ha visto al tirador trasero, que ha vuelto en mi parte la pistola y ha disparado. He respondido con el turno. Solamente por el regreso al aeródromo he visto que él me ha tropezado.

ЖГ: ¿Que recuerdos guardáis sobre las escuadrillas 1/3?

M.A: Убытие las escuadrillas el 14 de octubre 1940

ЖГ: ¿Y la guerra en Francia?

M.A: eran válidos muchos aviones alemanes en el aire. El 14 de mayo he derribado DO 17, y ha pegado todavía alguno durante la campaña.

ЖГ: ¿Que combates sobre Francia habéis recordado?

M.A: los Bombardeos de París por los alemanes en 1940. Funcionábamos del aeródromo en Мо y han perdido dos pilotos. He hecho fuego algunos aviones alemanes, pero es infructuoso.

ЖГ: ¿que podéis decir sobre D 520?

M.A: el avión no malo. El motor en 860 caballos no bastante fuerte, sería necesario 1200. Pero esto era el avión bueno, fuerte y rápido a pesar del motor débil. Él era mejor "беспонтовых" Спитфайеров e I e II.

ЖГ: ¿pensabais mucho tiempo, antes de tomar la decisión de correr al Gibraltar?

M.A: No, más bien del todo pensaba mucho tiempo... A mí han llegado Дюран y Лефевр y han invitado a correr junto con ellos. Este día no tenía vuelos y tuve que dirigirme detrás del permiso para el vuelo a Пьру Сальва, que ha permitido el vuelo para la gestión del combate de estudios. He volado y ha volado al Gibraltar sin problemas.

ЖГ: que sabíais sobre FAFL (¿las Fuerzas Aéreas de la Francia Libre)?

M.A: De nada. Es poco sobre де Голля y todo.

¿ЖГ: ¿Que consecuencias para su familia y sus próximos tenía su huída?

M.A: me han condenado a la pena de muerte. Hasta ahora guardo la sentencia. Los gendarmes serían en Орли que colgar la sentencia en la puerta de la casa de mi madre y en la puerta de la alcaldía. Han dicho que pueden colgar la sentencia pero que de nada hacer, si lo arrancan. Mi madre ha arrancado dos la hoja con la sentencia. Y mi hermana tiene suerte que esto se quedó sin consecuencias, se arriesgaban ser deportado.

ЖГ: ¿cumplíais las misones de combate De qué tipo en la Gran Bretaña?

M.A: los Vuelos en Спитфайерах II, el cubrimiento de los transportes marítimos, exploración, los vuelos por la alarma. En realidad, Спитфайер no es malo, pero de nada especial, y no encontrar mejor sobre ello a los alemanes - el armamento en las alas era de aquella manera, ni la disposición, ni la potencia contra los aviones de bombardeo

ЖГ: que podéis decir en los pilotos alemanes 1940-41. ¿Y sus aviones?

M.A: los Pilotos no eran malo. 109 eran más rápido con el armamento excelente. Бомбордировщик He 111 era difícil derribar

ЖГ: ¿Por qué habéis salido a Rusia?

M.A: Cuando nos encontrábamos con Де Голлем, éramos en unos calcetínes, sin kópek en камане. Él ha dado 30 libras a cada piloto a las necesidades personales. Lo hemos preguntado - si es posible enviarnos a Rusia, ya que los rusos libraban la lucha presente, mientras que en Inglaterra teníamos los combates raros con el número pequeño de los aviones. Rusia esto era donde esto muy lejos. Un piloto hasta ha dicho que mientras llegaremos la guerra acabará...

ЖГ: ¿Por qué era escogido Як-1?

M.A: Si hemos querido Hurricane, los recibiríamos. Pero éramos en Rusia y el deseo de volar en los aviones rusos era natural. Esto era el mejor avión al aquel momento que supera otro. Як-1 es el avión bueno.

ЖГ: ¿si Había una diferencia de la gestión de los combates aéreos en el cielo de Francia, Inglaterra o Rusia?

M.A: no especialmente, simplemente en Rusia había mucho más combates. A menudo los alemanes se desviaban del combate. Los rusos eran muy tenaces y en ellos se podía confiar. Mantenían la palabra, si prometían que, cumplían obligatoriamente.

ЖГ: ¿Que misiones de Normandia-Niéemen a Ud han quedado en la memoria más?

M.A: Durante mi primera misión de combate me encontraba a 150 km en la profundidad de la línea del frente a los territorios del adversario y mi avión ha parado. Los tornillos giraban, pero el motor no trabajaba. He pasado 3500 metros en el pico fácil. He pensado que aterrizarse cerca de que нибудь del poblado no la mejor idea, ya que será allí muchísimos alemanes, y en seguida me fusilarán. Saltar con el paracaídas, significaba "perder las botas y encontrarse en unos calcetínes por la nieve". He decidido probar la succión de mano del combustible en el motor, y a través de 20 качков él ha sido llevado.

ЖГ: ¿que pensáis en los aviones rusos, en que volabais?

M.A: el Mejor avión, esto Як-3. Él era más mejor otros aviones, incluso inglés y americano. El más él tenía un armamento potente, el cañón de 20 mm y dos ametralladoras, el calibres 12,7 que hacían 1500 tiros por minuto. Un tiempo había hasta unos aviones con el cañón de 37 mm, esto era потрясающе. Él era tal largo que volábamos como sobre el cañón. Él era pesado y en cada tiro se sentía la salida del proyectil del tronco y el olor de la pólvora.

ЖГ: que pensáis en los pilotos soviéticos, que encontrabais o acompañaban en los vuelos

M.A: Esto eran a los pilotos magníficos. Jugaban apasionadamente por la Patria y no pensaban ni en que por el amigo. A mí los recuerdos más calientes de ellos.

ЖГ: ¿que pensáis en los aviones alemanes, que encontrabais y derribaban?

M.A: Durante un de mis primeros combates, 4 FW 190 atacaban la carretera. Me he dirigido a ellos y ha disparado en primero, luego en segundo, en tercero y cuarto. Dos se han ido en el sacacorchos, y me parece, así como tercero. Más tarde los rusos han confirmado que todos cuatro aviones han caído con los pilotos en las cabinas. A finales de la guerra volaba en Фоккерах 109 y 190. 109 bajará, y 190 no era malo, pero no más aquel.

ЖГ:Были ¿Si los aviones alemanes más vale a los rusos?

M.A: los aviones de bombardeo Alemanes eran mejor rusos, excepto el Pa-2, que era más rápido. Los rusos recibían las fotografías con la velocidad en 600 km/h. En 1944-45 los alemanes se negaban a menudo al combate, si sabían que en el aire los franceses de Normandia-Niéemen. O que en el aire Sexto.

ЖГ: ¿sabían que el sexto número esto Ud?

M.A: Sí, oíamos sus conversaciones por la radio.

ЖГ: ¿A quien de los pilotos de Normandia-Niéemen podríais notar?

M.A: De nadie. Cada uno hacía el asunto, y no muy aquel asunto entretenido. No teníamos miedo.

ЖГ: ¿a Ud era terrible nunca?

M.A: No, mí no era terrible, porque probaba nunca el peligro presente.

ЖГ: Tales pilotos como Хартман describen el método de derribar los aviones. ¿Si hay un método Альбера?

M.A: No, no tenía método especial. Confiaba en la suerte, y a mí llevaba. En el combate aéreo es importante ver lejos, y tenía una vista buena y siempre veía, cuando había un adversario.

ЖГ: ¿Cómo ha acabado el servicio en Normandia-Niéemen para Ud?

M.A: En diciembre 1944 he llegado a las vacaciones a Francia via el Cairo y Argelia. Esto Де Голль era enviada por nosotros por el avión que podríamos visitar en Francia. En Argelia nos hemos detenido más del tiempo previsto y опаздали en avión, él ha volado sin nosotros y ha desaparecido sin dejar rastro, aunque sobre ello era el piloto experto. He vuelto a Rusia a finales de la guerra. El último vuelo debía ser en Данциг, donde los alemanes resistían todavía. Соваж me ha dado el avión, el "cinco". Los motores han llevado ya, cuando los rusos nos han comunicado que los alemanes capitulaban, y este vuelo no tenía lugar. La guerra ha acabado. Tantos rusos han muerto. Los muchachos pobres.

ЖГ: ¿recordáis su regreso en Ле Bourges?

M.A: En Ле Bourges he llegado en el estado enfermo. Tenía una temperatura alta. Había una ceremonia oficial, y luego me han enviado en el hospital, donde he estado acostado 45 días.

ЖГ: ¿Que se hacía con Яком-3, sobre que habéis vuelto?

M.A: Sobre ello volaban todavía muchos pilotos, mientras él no ha ido a la chatarra.

ЖГ: ¿Que lección habéis sacado de estos años la guerra?

M.A: Ninguna lección especial, además de que tengo suerte quedarse vivo.

ЖГ: ¿que os ocupabais después de 1945?

M.A: servía en el centro de prueba en Оранже. Allí una vez tuve que hacer aterrizar el avión que se ha encendido con diez pasajeros a bordo. Como esto me ocupaba de la acrobacia aérea en D 520 para los niños. Junto al vuelo el avión se ha encendido. El avión se ha enganchado en los árboles y ha sido explosionado. Era echado yo ha quedado vivo, no sé tanto como por qué. Iba a pie y uno niño me ha notado, me buscaban en la corriente de 6 horas. Este el niño ha comunicado donde mí, en este momento han comenzado ya раскапывать el lugar de la explosión en busca de mi cadáver. Después era el agregado es militar-aéreo en Praga y allí he encontrado a mi mujer futura, de que hemos salido más tarde para los EEUU, donde me ocupaba del business pequeño y grande.

ЖГ: ¿a que es vinculado su deseo de quedarse tan imperceptible?

M.A: Nadie no preguntaba nada a, y tenía muchos trabajos que escribir los recuerdos.

ЖГ: ¿que significa Normandia-Niéemen para Ud hoy?

M.A: a mí con ellos de ninguna comunicación. Recibía algunas cartas de los pilotos. Único más de contacto menos constante a mí era con Риссо y Де el La Пуапом. Де el La Пуап recientemente me invitaba a Francia.

ЖГ: ¿si Sabéis que hay una multitud de personas, que quieren "volar" sobre los simuladores informáticos y que se aficionan Normandia-Niéemen? ¿Que podríais decirles?

M.A: no sé. Esto es bueno, pero no sé que aconsejarles. Cлава al dios, оне no se arriesgan recibir la bala.

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Re: Entrevista a Marcel Albert
« Respuesta #3 en: Diciembre 02, 2008, 10:22:29 am »
Estos trabajos al kamarada Mig que es un artista con el frances...ya se que zielo tambien, pero Mig con el idioma  ;D

Lady Lois (Serial Nº 43-38220). 91st Bomb Group-324 Bomb Squadron. www.fjr5.es

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Re: Entrevista a Marcel Albert
« Respuesta #4 en: Diciembre 02, 2008, 10:34:19 am »
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ЖГ: que pensáis en los pilotos soviéticos, que encontrabais o acompañaban en los vuelos

M.A: Esto eran a los pilotos magníficos. Jugaban apasionadamente por la Patria y no pensaban ni en que por el amigo. A mí los recuerdos más calientes de ellos.

;D ... como nosotros... ;D

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ЖГ: ¿si Había una diferencia de la gestión de los combates aéreos en el cielo de Francia, Inglaterra o Rusia?

M.A: no especialmente, simplemente en Rusia había mucho más combates. A menudo los alemanes se desviaban del combate. Los rusos eran muy tenaces y en ellos se podía confiar. Mantenían la palabra, si prometían que, cumplían obligatoriamente.

Ahi coño!! ahi!!  :bor:

Eso Mig!! vuelve coñoooooo!! MIIIIIIIIGG!!!  :bor:

Gracias Torerin!! ;)

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Re: Entrevista a Marcel Albert
« Respuesta #5 en: Diciembre 02, 2008, 12:44:49 pm »


ЖГ: ¿a Ud era terrible nunca?

M.A: No, mí no era terrible, porque probaba nunca el peligro presente.


Ya sabemos cómo se tradujeron los diálogos de Yoda en la peli La Guerra de las Galaxias  ;D

MIG

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Re: Entrevista a Marcel Albert
« Respuesta #6 en: Diciembre 03, 2008, 01:22:09 am »
Loon eres la leche :XDDDD:
La verdad que los traductores tienen su cosilla graciosa ;D
Venga os entrego una parte, mañana si puedo os traduzo algo mas, tener en cuenta que no soy un experto y puede tener algun error, es mi frances de EGB, perfeccionado con las francesitas que venian de vacaciones a España eso si ;D
MARCEL ALBERT  N°6 de Normandie Niemen   

 Yo he tenido la inmensa suerte de conocer a M. Pierre Perruquet quien es no solo un hombre admirable, sino tambien un viejo mecanico del grupo de caza 1/3 en 1940. Fue durante este periodo donde entablo amistad con M. Marcel Albert y esta amistad perduro hasta hoy a pesar del tiempo y la distancia que les separan.


Es gracias a M. Perruquet que yo tuve la posibilidad de ponerme en contacto tras largo tiempo con M. Marcel Albert que vive desde hace muchos años en Estados Unidos

Con ocasión de su 89 cumpleaños, la tentación fue muy fuerte de realizar para France-Simulation una entrevista de este gran As, muy discreto que es M. Marcel Albert.

Georges GUILLAUME, y  “Marcel Albert “




GG : M. ALBERT, ¿Puede usted resumirnos su carrera y su palmares ?



M.A : « Yo he participado en 37 misiones de combate durante la campaña de Francia, 15 misiones en Africa del Norte (incluso la Mers el-Kebir), 47 misiones de Gran Bretaña de ellas 15 en la Francia ocupada y 199 misiones en Rusia. He derribado 24 aparatos . »

GG : ¿Ha sido usted mismo derribado o herido ?

M.A : « No, jamas he sido derribado .

Sin embargo, mi avion fue tocado una vez, en octubre de 1944, por dos balas. Yo habia ametrallado a un Junker 87 que cayo envuelto en llamas, me acerque para observarlo y vi como el artillero trasero me encañono y abrio fuego. Yo le envie otra ráfaga. De regreso de la misión fue cuando me di cuenta que yo habia sido alcanzado . »

GG : ¿Que recuerdos guarda usted de GC 1/3 ?


M.A : « La salida del grupo, el 14 octubre 1940. »


GG : ¿Y de la Campaña de Francia ?


M.A : «Que habian muchisimos aviones alemanes en el aire.

El 14 de mayo derribe un  DO 17, derribe algunos mas durante la campaña. »

GG : ¿Que mision de la campaña de Francia le dejo mas marcado ?


M.A : « El bombardeo de Paris por los alemanes en 1940.

Interveniamos desde Meaux, perdimos dos pilotos, impacte en algunos aviones alemanes pero sin resultados. »

GG : ¿Que piensa usted del  D 520 ?



M.A : « No era un mal avion, el motor de 860 ch no era suficiente, hubiese sido necesario uno de 1200 ch. Pero era un buen avion, solido y rapido a pesar de su pequeño motor. Era mejor que los Spitfire I y II. »


GG :¿ Tardo tiempo en tomar la decision de partir hacia Gibraltar ?

M.A : « No fue muy rapida.

Durand y Lefèbvre vinieron a verme y me dijeron de partir con ellos. Ese dia yo no debia volar pero pedi a Pierre Salva la autorización para el vuelo: el estuvo de acuerdo y me dijo que simularia un combate aereo de practica, sali el 14 de octubre de 1941 hacia Gibraltar sin problemas … »

GG : ¿Que sabia usted del FAFL ?
« Última modificación: Diciembre 03, 2008, 01:26:30 am por MIG »

Es un fenomeno general en nuestra naturaleza humana que lo que es triste, terrible e incluso horrible, nos atrae con una fascinacion irresistible.     Friedrich Schiller (1759-1805)

Grainovich

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Re: Entrevista a Marcel Albert
« Respuesta #7 en: Diciembre 03, 2008, 09:09:55 am »
Joder!! Mig activo!!??? no me lo creo!!  ;D gracias putaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!

"Fue en España donde los hombres aprendieron que uno puede tener razón y ser derrotado, que la fuerza puede destruir el alma, y que a veces el coraje no obtiene recompensa" - Albert Camus

BSafonov

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Re: Entrevista a Marcel Albert
« Respuesta #8 en: Diciembre 03, 2008, 03:33:34 pm »
Gracias por la entrevista y la traduccion

 :bor:

Torero

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Re: Entrevista a Marcel Albert
« Respuesta #9 en: Diciembre 03, 2008, 03:45:28 pm »
Lastima que la entrevista sea corta.

Aqui algo de informacion sobre Marcel
http://www.rkka.es/Otros_articulos/09_Yakovlev/024.htm



Se habia casado con una americana, se fue a USA y ahora es un gran empresario (creo que tiene una cadena de restaurantes o algo asi)